fbpx

11 réflexions politiques pour 2021

La pandémie accentue l’imprévisibilité de la politique, mais cela n’empêche pas quelques réflexions sur les défis qui attendent les politiciens et sur les grandes manœuvres qui apparaissent à l’écran radar en 2021.

La politique étant une bête imprévisible par nature, il est dangereux de faire des prédictions politiques. Il faut être téméraire pour se prêter à cet exercice, un peu comme le libéral Pierre Arcand qui passe ses vacances des Fêtes à la Barbade ; comme le caquiste Denis Tardif qui festoie avec ses amis dans un bar ; comme la dernière plateforme électorale de Québec solidaire ; ou comme toute personne prête à diriger le PQ. Bref, c’est risqué.

C’est pourquoi il faut se garder une petite gêne lorsque commence une nouvelle année politique, et c’est encore plus vrai en pleine pandémie. Je n’aurai donc pas l’inconscience de prédire quoi que ce soit. Mais cela n’empêche pas quelques réflexions sur les défis qui attendent les politiciens et sur les grandes manœuvres qui apparaissent à l’écran radar en 2021.

En voici quelques-unes à surveiller, sans ordre particulier.

La bataille politique des vaccins

C’est l’opération de vaccination la plus vaste de l’histoire du pays. La baisse du nombre de victimes de la COVID-19 dépend de son succès, tout comme notre retour à la vie normale. C’est l’espoir, la fin du tunnel, mais la mécanique logistique est complexe. Les vaccins sont réservés, payés et acheminés par Ottawa, mais administrés par les provinces. Et au milieu de cette chaîne il y a les fabricants, pointilleux sur la posologie du produit et le transport du précieux liquide.

Le potentiel de chicanes est immense, et la tentation de blâmer tout le monde et son voisin lorsque l’opération connaît des ratés est infinie. On l’a vu dans la première semaine de janvier, quand le gouvernement Trudeau a maladroitement blâmé les provinces pour la lenteur de la vaccination, et que celles-ci ont répliqué en disant attendre les doses avec impatience. Rien d’élégant. Or, s’il y a une chose à l’égard de laquelle les citoyens auront une tolérance limitée en 2021, c’est bien la traditionnelle séance de pointage du doigt entre les gouvernements. « C’est de ta faute ! », « Non, c’est toi ! ». La population exige que l’opération fonctionne, et que les politiciens s’accordent en conséquence. Le mot d’ordre concernant cet enjeu devrait être « collaboration ». Celui qui crie le plus fort n’est pas toujours celui qui a raison.

Au milieu de ce tiraillage, prenons quelques secondes pour mesurer notre chance. Depuis que les vaccins de Pfizer-BioNtech, Moderna et AstraZeneca-Oxford ont été approuvés, à peine 10 pays ont reçu 95 % des doses produites. Le Canada en fait partie, avec les États-Unis, la Chine, le Royaume-Uni, Israël, les Émirats arabes unis, l’Italie, la Russie, l’Allemagne et l’Espagne. Ça ne prend pas un génie en mathématiques pour comprendre que les 187 pays restants se partagent à peine 5 % des doses…

Continuer sur le site de l’auteur

Auteur : Alec Castonguay

L'actualité

L'actualité

L'actualité n'est pas pas affiliée à Quarantaine.

Les insurgés du Capitole et le guêpier d’Erin O’Toole

Suivez-nous !

Prenez part à la conversation sur les médias sociaux !